Emmanuel Macron persiste et signe dans les conflits d’intérêts

En tant que professionnels de santé publique et de l’addictologie, nous n’avons cessé depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron en politique de documenter et de mettre en garde sur ses liens d’intérêts avec le lobby de l’alcool, et en particulier le secteur vini-viticole. Il ne s’en cache pas, ses déclarations enamourées au vin dans la fin de sa campagne électorale de 2017 en attestent. Il avait auparavant largement milité pour affaiblir la Loi Evin quand il était ministre de l’Economie et avait réussi à élargir les possibilités de création promotionnelle pour tous les alcools. Il avait enfin confié sa campagne victorieuse à la lobbyiste en chef du secteur viticole, Audrey Bourolleau, qu’il avait ensuite nommée à l’Elysée comme conseillère Agriculture. Le conflit d’intérêt était patent, et le gouvernement tenait des discours rassurants, mais peu crédibles, sur le fait qu’Audrey Bourolleau n’interviendrait pas dans la politique de santé…

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